Prevalia thressa
Spécimen K31 – Vendée, FRANCE
Diamètre : 120 mm
Collection Patrick Bohain
Bathonien moyen
Prevalia thressa
(Stephanov, 1972)
Phylogénie
Famille : Perisphinctidae Steinmann, 1890
Sous-famille : Zigzagiceratinae Buckman, 1920
Genre (Macroconque et microconque) : Prevalia Stephanov, 1972
Bibliographie
Publications paléontologiques de référence :
. MANGOLD C., MARTIN A.R., PRIEUR A. (2012). Les Périsphinctidés du Bathonien moyen et supérieur du Mâconnais (Saône-et-Loire, France). Documents des Laboratoires de Géologie, Lyon, 169.
. MARTIN A.R. (2020) – Prevalia robusta (Mangold, Martin & Prieur, 2012) [m], un Perisphinctidae caractéristique de la Sous-zone à Bullatimorphus (Zone à Bremeri, Bathonien moyen) du Mâconnais (Saône-et-Loire, France). Editions Strata. Série 2 : vol. 57, 1-32.
. MARTIN A.R. (2023) – Prevalia lissajousi (Mangold, 1971) [M+m], un Perisphinctidae caractéristique de la sous-zone à Fortecostatum (Zone à Bremeri, Bathonien moyen) du Mâconnais (Saône-et-Loire, France). Editions Strata. Série 2 : vol. 60, 1-70.
. STEPHANOV J. (1972) – Monograph on the ammonite genus Siemiradzkia Hyatt, 1900 (Nomenclature, Taxonomy and Phylogeny). Bulletin de l’Institut géologique de l’Académie des Sciences bulgare, Sofia, sér. Paléontologie, 21 : 5-82, pl. 1-16.
Description
Forme générale :
Section des tours :
Ornementation :
Diamètre maximal de l’espèce :
Âge
Bathonien moyen
Zone à Bremeri, sous-zone à Fortecostatum, horizon à Fortecostatum
Répartition géographique
- France : Vendée,
Remarques
Le genre Prevalia regroupe des morphes Macroconques et microconques.
Le genre Prevalia qui s’étage du sommet du Bathonien moyen à la base du Bathonien supérieur (Martin, 2023), cohabite avec les genres Procerites, Wagnericeras et les premières Homoeoplanulites et Choffatia.
La diagnose du genre Prevalia repose sur des caractères propres : forme semi-évolute à évolute, section de tours ogivale plus ou moins comprimée, taille maximale des Macroconques adultes estimée à 250 mm de diamètre, présence éventuelle de constrictions, relief des côtes primaires à peu près équivalent à celui des secondaires, côtes ombilicales simples relativement espacées, côtes primaires et secondaires variablement orientées sur le dernier tour et la loge. Pour identifier les espèces du genre Prevalia, il faut tout d’abord s’appuyer sur l’absence de caractères spécifiques aux genres contemporains (non exhaustifs) : absence du stade parabolique dans les premiers tours (caractère propre aux Procerites Macroconques et microconques), absence de sillon ventral lisse (caractère propre aux Homoeoplanulites), tours non déprimés et relief des côtes primaires et secondaires peu différencié, côtes primaires non sigmoïdes (caractère affiché par certaines espèces de Wagnericeras).
Toutefois, les formes microconques de Prevalia expriment bien la continuité phylogénique avec les microconques du genre Procerites (par exemple : Procerites (Siemiradzkia) aurigerus ou Procerites (Siemiradzkia) tmetolobus de la partie supérieure du Bathonien inférieur. Ce qui justifie, d’une part, l’appartenance du genre Prevalia à la famille des Zigzagiceratinae, et ce qui explique, d’autre part, les phénomènes d’homomorphie constatés notamment sur les grands spécimens Macroconques des genres Procerites et Prevalia (ex : Procerites quercinus et Prevalia lissajousi).
Pour ces motifs, Mangold et al. (2012) ont pu commettre quelques erreurs d’affectations de leurs spécimens du Mâconnais aux différents genres contemporains – erreurs en grande partie révisées par Martin (2020, 2023) – mais ils ont eu le mérite de mettre en relief l’extrême diversité de la réalité des formes de Prevalia que nous retrouvons pour la plupart en Vendée.