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Homoeoplanulites (Homoeoplanulites ?) rehmanniaformis nov. sp.

Spécimen JP6 – Vendée, FRANCE

Diamètre : 57 mm

Collection Patrick Bohain

Callovien inférieur

Homoeoplanulites (Homoeoplanulites ?) rehmanniaformis nov. sp.

(Bohain, 2024)

Phylogénie

Famille : Perisphinctidae Steinmann, 1890

Sous-famille : Zigzagiceratinae Buckman, 1920

Genre : Homoeoplanulites Buckman, 1922

Sous-genre (microconque) : H. (Homoeoplanulites) Buckman, 1922

Bibliographie

Publications paléontologiques de référence : 

. MANGOLD C. (1970) – Les Perisphinctidae (Ammonitina) du Jura méridional au Bathonien et au Callovien. Département des Sciences de la Terre de la Faculté des Sciences de Lyon.

CARIOU E. (1984) – Les Reineckeiidae (Ammonitina, Callovien) de la Thétys occidentale, Dimorphisme et Evolution. Etude à partir des gisements du Centre-Ouest de la France. Documents des Laboratoires de Géologie de Lyon. Département des Sciences de la Terre. Univeristé Claude-Bernard Lyon 1. H.S. 8 (fasc. 1 et 2).

Diagnose

Forme générale : Evolute, évolutant à platycône à l’âge adulte.

Section des tours : Subquadratiques et arrondis sur le rebord ombilical et au passage ventral dans les tous premiers tours ou en début de croissance. La section devient franchement comprimée sur les tours externes et la loge d’habitation des spécimens adultes.

Ornementation : Les côtes simples sont particulièrement proverses sur les tours internes ou sur les spécimens immatures. Elles se dédoublent discrètement près du mur ombilical. A partir du tour externe et sur la loge, les côtes primaires gagnent en relief et sont pincées sur la moitié inférieure des flancs. Elles donnent naissance à deux côtes secondaires qui sont interrompues sur l’aire ventrale par un sillon profond qui s’atténue ou disparaît sur la loge d’habitation. Les spécimens adultes développent une côte secondaire intercalaire sur le dernier tour et la loge. A l’approche du péristome, les cotes primaires et secondaires gagnent en épaisseur. 

Diamètre maximal de l’espèce : Le plus grand spécimen microconque vendéen (JP5) approche le stade adulte à un diamètre de 115 mm. Les spécimens figurés par Cariou qui possèdent leur apophyse ont un diamètre de 125 mm.

Âge

Callovien inférieur

Zone à Bullatus, Sous-zone à Bullatus, Horizon à Demariae

Répartition géographique

  • France : Vendée, 

Remarques

Cette nouvelle espèce de l’extrême base du Callovien a déjà été figurée par Cariou (1984, pl. 1, fig. 1 et 2), mais ce dernier ne l’avait pas nommée. Elle présente des caractères mixtes entre les Homoeoplanulites et les Rehmannia : une costulation primaire et secondaire proverses, une interruption des côtes par un sillon ventral. Mais, comme chez les Rehmannia, on observe la division précoce des côtes primaires en côtes secondaires quasiment contre le mur ombilical, et un pincement des côtes primaires au 1/3 inférieur des flancs du tour externe (ce spécimen microconque immature a été découvert avec un autre exemplaire microconque adulte publié sur ce site).

Cariou qui figure 2 exemplaires dimorphes, abandonne la notion de sous-genre Homoeoplanulites pour caractériser son microconque. Les différences sexuelles entre ses deux spécimens reposent principalement sur la plus forte épaisseur de tours des Macroconques.

Cariou s’appuyait sur ces observations (complétées par une logique de succession biostratigraphique) pour justifier l’ancrage des Reineckeiidae au sein du genre Homoeoplanulites.

H. (H. ?) rehmanniaformis précède Rehmannia grossouvrei Petitclerc qui est la première espèce de Rehmannia du Callovien inférieur du Poitou décrite dans la Sous-zone et Horizon éponymes de la Zone à Gracilis.